Jean-Baptiste de Ribier est né le 16 avril 1779 au château de Layre à Saignes (Cantal) fils de Jean-François de Ribier, seigneur de Layre, et de Catherine de Fontanges.
Le 22 août 1809, Jean-baptiste de Ribier épouse Marie-Charlotte de Chalus, fille de Jean-François et de Marie-Anne de Chalus, héritière du Châtelet, à Montfouilloux, hameau d'Ydes (Cantal).
C’est à partir de ce moment-là qu’il accola à son nom celui de "du Chatelet". Un jugement post-mortem du 27 novembre 1875 du Tribunal de première instance de Mauriac confirmera l’orthographe de son nom en Jean-baptiste de Ribier Du Châtelet. Grâce à ce mariage qui lui assure quelques revenus, il va pouvoir se consacrer à ses deux passions, l’histoire et l’archéologie.
Son épouse décède prématurément le 9 décembre 1814 lui laissant trois enfants, Jean-François-Ernest de Ribier, né le 4 octobre 1810, Antoine, dit Félix de Ribier, né le 12 mars 1812 et Marie-Magdeleine, dite Zélie de Ribier, née le 27 juin 1813.
Explorateur infatigable, M. de Ribier parcourut en tous sens le département du Cantal, pour recueillir dans les archives publiques et privées les éléments du dictionnaire statistique de ce département qu'il publia en 1825. C'était la première étude d'ensemble faite sur la Haute-Auvergne, étude considérable et consciencieuse. Pas une ville, pas une commune, pas un château n'ont été oubliés ;
chaque vieux manoir, chaque couvent, chaque monastère, chaque famille a été l'objet de ses minutieuses investigations.
Parallèlement, il occupe les fonctions de maire d'Ydes de 1815 à 1826.
Ses premiers travaux le conduisent dans la vallée de la Sumène, les résultats sont consignés dans plusieurs mémoires de la Société des Antiquaires de France, instance de notoriété internationale, dont il est le correspondant pour la région.
Ses recherches s’avèrent fructueuses, d’abord avec la découverte, en 1818, d’une première source à La Prade près de Saignes à laquelle il donnera son nom, la source de Ribier, puis des sources de la Jarriges (aujourd’hui, les sources d’Ydes) entre 1819 et 1825. En 1827, il découvre de nombreux témoignages de l’existence de bains gallo-romains à Ydes, dont une lionne-fontaine déposée dans la cour du château de Val (Lanobre, Cantal).
En 1824, il publie de nombreuses informations recueillies sur les communes du Cantal sous le titre de Dictionnaire Statistique du Cantal, sorte d’ébauche en un volume de ce qui sera l’œuvre de sa vie, le futur Dictionnaire Statistique du Cantal en 5 volumes à laquelle il consacra les vingt dernières années de sa vie.
Jean-Baptiste De Ribier du Châtelet meurt à l’âge de 65 ans, le 3 décembre 1844, laissant son œuvre inachevée.
Des érudits de toutes provenance : historiens, archéologues, numismates, ingénieurs, économistes, littérateurs même, réunis sous le nom d'Association Cantalienne se firent ses collaborateurs posthumes.
Ce sont les membres de cette association créée à son initiative en 1838 qui assureront l'édition des cinq volumes du Dictionnaire Statistique du Cantal, corrigés et augmentés de leurs propres notes et compléments.
Les cinq volumes publiés de 1852 à 1861 se répartissent ainsi :
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Tome I : ALL-CAN
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Tome II : CAN
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Tome III : CAP-LAS
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Tome IV : LAS-PAU
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Tome V : PAU-YTR
Les tomes II, III et IV sont consultables sur Google Books.
Château du Châtelet à Montfouilloux à Ydes
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Le Château ou plutôt la tour carrée à quatre étages, est construite sur une butte qui domine à l'est le bourg d'Ydes. Des fenêtres du château et de ses terrasses la vue est ravissante ; elle embrasse à la lois le bassin d'Ydes et celui de Saignes.
Le corps de logis de plan rectangulaire est flanqué d'une tour d'escalier en milieu de façade. - Cliché André Muzac. - N. et b. Château du Châtelet Ydes
Châteaux et manoirs Photothèque cantalienne 1976
cote 45 Fi 9827 (1976)
Le cabinet de M. de Ribier renfermait une collection rare, et pour ainsi dire unique, d'objets anciens de toutes sortes : médailles d'argent, de bronze et de cuivre, bracelets, chatons de bagues, haches, poignards, pointes de flèches en silex, armes de diverses époques, terres cuites et poterie gallo-romaines ou autres, boiseries, etc
Avec l’aimable autorisation de Bernadette DEPINOY-GOMBERT , ci-dessous l'arbre généalogique de Jean-Baptiste de RIBIER établi sur Généanet :
Arbre généalogique sur Généanet